La mémoire gravée APT

Groupe de maquisards du maquis F.T.P. d'APT

Groupe de maquisards du maquis F.T.P. d'APT ni

Située dans une vallée ceinturée de massifs montagneux, la ville d'Apt, sous-préfecture, a joué, en raison de son emplacement géographique, un rôle important pendant la seconde guerre mondiale. Très tôt, ses habitants ont adhéré aux mouvements de résistance.

Lors de la libération, elle est la seule ville du département où, pendant trois jours, se déroulent des combats intensifs.

Le dimanche 20 août 1 944, vers quinze heures, entre à Apt une colonne allemande qui, la veille, avait été "accrochée" à Coustellet par un groupe de F.T.P.F. du Luberon. Les blindés de la 11ème Panzer Division se dirigent vers la sortie est de la ville mais se heurtent, dans le quartier de la Cucurone, à des F.F.I. pendant une partie de l'après-midi.

Le lendemain, un élément de reconnaissance de l'armée américaine, composé de deux chars Sherman et d'une Jeep pousse jusqu'à Apt, guidé par le lieutenant Ferry de l'O.R.A. Il repart en empruntant la route de Marseille afin de rejoindre son unité dans la vallée de la Durance. Au cours de cette manoeuvre, à proximité du pont de Mauragne, les deux blindés ouvrent le feu et tirent une trentaine d'obus sur des véhicules allemands stationnés entre Salignan et la coopéra­tive à blé. M. Charvet qui, quelques jours plus tard, sera nommé commissaire de la république du département de Vaucluse, engage des pourparlers avec l'occupant afin d'en obtenir sa red­dition. Cette courageuse démarche se heurtera au refus des officiers allemands.

Le 22 août, vers midi, les blindés allemands quittent Apt. Mais, dès le début de l'après-midi, ils reviennent et prennent position à la sortie ouest de la ville. Au même moment arrivant de Céreste une colonne du 6ème corps d'armée américain entre en ville, faisant jonction avec les groupes de la Résistance. Une voiture allemande, poussée vers la route de Buoux par l'arrivée des alliés, est prise en chasse et sera retrouvée vide de ses occupants.

Quelques instants plus tard, est stoppée une petite patrouille ennemie, composée de motos et de side-cars : un allemand est tué, les autres blessés ou capturés.

Les forces allemandes positionnées dans le quartier ouest de la ville doivent ensuite affronter un élément de reconnaissance du réseau "Action R2 Archiduc" arrivant de Saint-Saturnin-d'Apt. Trois d'entre eux sont capturés.

Les américains décident alors de dégager la sortie ouest en direction d'Avignon. Au quartier Lançon, une Jeep est détruite et prend feu. Ses occupants sont tués. Pendant deux heures, un vio­lent combat oppose américains et allemands.

Au soir de cette journée, on dénombre dans les rangs de la résistance sept morts et plusieurs blessés, dont deux grièvement.

Après un dernier affrontement entre les résistants et une colonne allemande en repli sur la R.N. 100, quelques kilomètres à l'ouest du lieu-dit "le Chêne", la ville d'Apt est enfin libérée.

Elle se verra attribuer la croix de guerre à l'ordre du corps d'armée, avec étoile de vermeil et la citation suivante : "Ce centre de Résistance a constitué un groupe clandestin dont l'activité fut déployée dans la préparation et la réalisation d'importants parachutages. A aidé et favorisé l'é­vasion de personnalités et de plusieurs aviateurs alliés. A pris une part prépondérante à sa pro­pre libération, au cours de laquelle elle a payé un lourd tribut non sans infliger de lourdes per­tes à l'ennemi."

  • Plaque à l'entrée est de la ville RN 100, rond-point de la Libération
  • Stèle place des Martyrs de la Résistance
  • Stèle quartier Lançon, RN 100, sortie ouest de la ville

 apt

 

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