Or, le 8 juin 1944, lors de l’occupation de la ville, décidée par les FFI de la Drôme, il n’y avait plus de soldats Allemands à Valréas. Le groupe, fort de 1500 hommes qui sèmera la désolation à Taulignan et Valréas n’est pas encore formé et les seules armes « prises à l’ennemi » sont celles des gendarmes ! 27 résistants encore présents à Valréas font partie des Fusillés. En 1948, de telles allégations ne pouvaient pas être acceptées par la population, les familles des Fusillés, les anciens Résistants : la Croix de Guerre ne fut pas remise et la citation n’apparut que plus tard à côté des plaques commémoratives du 1er étage du château de Simiane. Lors de la mise en place des « chemins de la Résistance à Valréas » en 2022, le problème de cette citation avait été évoquée.
Le 23 juillet, l’ANACR, sous le conseil de M Tison, directeur de l’ONAC-VG de Vaucluse, a demandé un rectificatif par ajout « 53 résistants et otages » et suppression de la phrase: « Causant…déroute. » auprès de la Délégation Militaire de Vaucluse. Cette demande a été relayée par la Mairie de Valréas le 27 juillet. Mais le texte ne sera pas rectifié avant le 27 août, journée de la Libération de Valréas.
Nous regrettons que ce projet ait été mené sans contact avec les associations de mémoire, « Familles de Fusillés », ADIRP dont la présidente Mme D’Isernia est fille de Fusillé et ANACR. Nous regrettons que ce projet ait pu voir le jour sans que cette citation, offensante pour ceux qui sont tombés, leurs familles, leurs camarades et la population de notre ville soit révisée.
Notre président Claudius Vard, Résistant et témoin actif de cette période sera absent par respect pour ses camarades, par respect pour l’Histoire, il demande à la population de soutenir notre démarche de correction de la Citation n°82.