La mémoire gravée LE BEAUCET “BARBARENQUE”

 

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Les victimes de Barbarenque:    

Dans la nuit du 1 er au 2 août, un groupe de résistants  du Maquis Jean Robert  part en mission au château de Saumane afin de se pro­curer du ravitaillement. Mais, l'un d'entre eux, René Fouque, est blessé accidentellement. Les maquisards doivent se résoudre à retourner au camp. Le blessé est chargé sur un cheval. Le chemin conduisant au camp est un sentier es­carpé et sinueux. Deux hommes marchent en avant du reste du groupe, escortant leur cama­rade.

Il est environ 8 heures, quand, à environ cent cinquante mètres du hameau de Barbarenque, les trois résistants sont surpris par un détache­ment allemand qui ouvre le feu. René Fouque est tué sur le coup d'une balle en pleine poi­trine. Ses deux compagnons, Pauleau dit « Pélo » et Bozonat dit « l'Arabe », parviennent à s'enfuir tandis que le reste du commando, situé plus bas sur le sentier, n'est pas repéré. Tous réintègrent le camp sains et saufs.

Hélas, avant cette fusillade, le chef du groupe a envoyé Jean Pierre Flandrin alias "Simplet" demander du secours à la ferme de Barbarenque afin de faire soigner le pauvre René Fouque. Le propriétaire, le père Pons, le reçoit cordialement, habitué à porter assistance aux maquisards. Insouciant, Flandrin pose sa mi­traillette Sten sur la table de la cuisine au mo­ment où des soldats de la Wehrmacht font ir­ruption dans la pièce. La ferme est cernée !

L'officier commandant la troupe s'appro­che et demande à qui appartient l'arme. « Sim­plet » avoue tout de suite en être le proprié­taire, pensant que les choses vont en rester là. Furieux, l'officier menace d'exécuter le père Pons qu'il rend responsable mais lorsqu'il ap­prend que celui-ci est un ancien combattant de la guerre 14-18, il décide de l'épargner.

Outre Flandrin et le père Pons sont présents Madame Pons, ses deux jeunes fils, Laurent et Marcel et Paul Arnaud alias « Le Mate­lot ». Le commandant ordonne aux quatre hommes de sortir. Ils sont adossés face contre mur et fusillés à bout portant.

Les funérailles des cinq victimes de cette jour­née se déroulent au petit cimetière de la com­mune du Beaucet.

« Le 4 août, malgré la présence des Allemands dans le voisinage, eurent lieu les obsèques des cinq fusillés. Quatre mille personnes assistèrent aux funé­railles. Les maquis, les organisations de résistance de la région étaient représen­tés. Notre comité de libération était pres­que au complet. Les cercueils étaient re­couverts du Drapeau Tricolore et dispa­raissaient sous une montagne de fleurs, de gerbes et de couronnes. »

 

 

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